Bilan de l’étude interphone

14 Fév

 

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Les ondes électromagnétiques inquiètent les Suédois

14 Fév

La minute éco-logique « les Ondes électromagnétiques »

14 Fév

« WIFI – Une cinquième bibliothèque débranchée » – Le Parisien

11 Fév

LA BIBLIOTHEQUE Sainte- Geneviève (place du Panthéon, Ve), rejoint le rang des établissements sans Wifi. La direction a en effet décidé de déconnecter les deux bornes qui irriguaient les salles de travail après qu’un employé a exercé son droit de retrait (notre édition du 14 mai). L’homme souffrait de « violents symptômes » qu’il imputait à la surexposition prolongée aux champs électromagnétiques du wifi. 

Il y a quelques mois déjà, à la suite d’une pétition du personnel, une des trois bornes de Sainte-Geneviève avait été débranchée et les deux autres déplacées. Finalement face à l’inquiétude grandissante, la direction a décidé de les arrêter aussi et de convoquer très rapidement un comité d’hygiène et de sécurité exceptionnel avec la présence de l’inspecteur hygiène et sécurité du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (la bibliothèque étant rattachée à l’université Paris III Censier).

Une réunion prévue avec une adjointe de Delanoë

Du côté des bibliothèques de la mairie de Paris, le dossier reste en suspens. Les quatre établissements où la Ville a débranché le matériel cet automne, là aussi en raison d’inquiétudes du personnel, n’ont pas été reconnectés. Des relevés ont été réalisés pour mesurer l’intensité du champ électromagnétique. Les délégués syndicaux Supap, qui suivent de très près le dossier, doivent rencontrer ce matin la nouvelle adjointe au maire de Paris chargée des relations humaines et de l’administration, Maïté Errecart. Pour une première prise de contact. Nul doute que le dossier wi-fi sera à l’ordre du jour de cette rencontre.

« Le Wi-Fi perturbe les bibliothèques » – Le Monde

11 Fév

Quatre bibliothèques de la Ville de Paris ont dû débrancher leurs bornes Wifi face aux inquiétudes du personnel. Dernière en date. la bibliothèque inter-universitaire Sainte-Geneviève, dans le 5è arrondissement. La direction a pris cette décision après qu’un employé eut décidé d’exercer son droit de retrait, en vertu d’un moratoire sur le Wifi, adopté en octobre 2007 par le comité d’hygiène et de sécurité. 

Magasinier depuis quatre ans dans cet établissement, Gabriel Fondet témoigne ; « Les douleurs se sont installées progressivement. Entre les téléphones portables activés, les ordinateurs portables connectés au Wifi, les lampes à fort rayonnement, les antennes-relais de téléphonie à proximité, nous sommes exposés en permanence. « D’autres témoignages lui ont permis de déterminer l’origine de ses troubles. Néanmoins, il reste prudent ; « Les autres sources de pollution électromagnétiques sont à prendre aussi en compte. Le Wifi seul n’est peut-être pas responsable de tous les maux  » , admet M. Fondet. Le syndicat Supap-FSU et les associations Priartem, Agir pour l’environnement et Robin des toits soutiennent les employés. « Certains avancent que les douleurs seraient psychosomatiques. C’est un argument sans preuve ! Nous n’avons aucune prénotion sur le niveau d’exposition à partir duquel les gens souffrent », explique Stéphane Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’environnement. Janine Le Calvez, présidente de Priartem, fait le même constat : « Le Wifi a été développé sans aucune étude d’impact sanitaire. Nous sommes passés du déni des effets à l’incertitude. « 

Les responsables de l’Association française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) ne partagent pas cet avis.  » Nous ne pouvons pas nous permettre d’éliminer d’autres causes, comme le stress, lié à la présence d’antenne de rayonnement. Scientifiquement, on ne peut accorder foi à la thèse des malaises dus au Wifi. Il n’y a aucun trouble connu à court terme estime Olivier Merckel, chef de l’unité agent physique. Face à ces interrogations, la connexion filaire traditionnelle fait son retour comme à la Bibliothèque nationale de France et dans les écoles de Courbevoie (Hauts-de-Seine).

« Bouygues Telecom condamné à démonter une antenne relais »

11 Fév

Le tribunal de Nanterre a ordonné, « pour la première fois » en France, le démontage d’une antenne relais de téléphonie mobile au nom du principe de précaution, estimant qu’il y avait un risque potentiel sur la santé des riverains. Une décision qui pourrait faire jurisprudence.

Bouygues Telecom a été condamné par le tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre (Hauts-de-Seine) à démonter une antenne relais de téléphone mobile à Tassin-La-Demi-Lune (Rhône), dans la banlieue lyonnaise, pour « risque potentiel sur la santé », a déclaré, mercredi 1er octobre, l’avocat des riverains de l’antenne, interrogé par l’AFP. Dans ce jugement, rendu le 18 septembre, l’opérateur de téléphonie mobile a été condamné au nom du « principe de précaution ». Il devra, en outre, verser 3.000 euros à chacun des trois couples, riverains de l’antenne incriminée, pour « exposition à risque sanitaire », a annoncé Mr Richard Forget. « C’est un tournant pour la téléphonie mobile », a également expliqué l’avocat sur France Inter. « Le tribunal constate qu’il y a un débat scientifique sans donner raison à l’une ou l’autre des parties », a déclaré Richard Forget qui explique que le TGI de Nanterre a estimé, pour motiver sa décision, que « comme ce débat existe, cela signifie qu’il y a un risque potentiel sur la santé des riverains donc il y a lieu d’appliquer le principe de précaution ».

Première condamnation

Soulignant qu’une telle condamnation était « une première » en France, Mr Forget a précisé que le démontage de l’antenne devrait être effectué « dans un délai de 4 mois après la signification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard”. Les trois couples avaient saisi la justice pour « trouble anormal de voisinage », en insistant sur le fait que personne ne pouvait certifier l’absence absolue de risque sanitaire. 
Associations et riverains engagés contre les opérateurs de téléphonie mobile demandent à l’Etat de modifier les normes de puissance d’émission des antennes relais. Plusieurs études scientifiques ont démontré que les normes actuelles ne protègent que partiellement des effets des ondes électromagnétiques, dont les seuils sont pourtant règlementés. Le 17 septembre, une autre plainte, la première au pénal, a été déposée par une famille des Yvelines contre Bouygues Telecom « pour administration de substance nuisible ».

Quand le portable est comparé à l’amiante

11 Fév

Quand les militants anti-ondes estiment notre exposition aux champs électromagnétiques aussi dangereuse que celle subie en leur temps par les victimes de l’amiante, on les regarde avec circonspection. Mais quand l’une des plus grosses compagnies de réassurance mondiale, spécialiste des risques majeurs, faits elle-même le parallèle, on tend l’oreille.

Dans un rapport rendu public en novembre, mais resté discret, la Lloyd’s de Londres s’intéresse aux risques sanitaires à long terme des téléphones mobiles et affirme que la comparaison avec l’amiante est « évidente ». « S’il est prouvé que les champs électromagnétiques provoquent le cancer, les conséquences sanitaires ne devraient apparaître que plusieurs années après l’exposition », souligne la Lloyd’s, qui a confié la rédaction de ce rapport à ses spécialistes des « risques émergents ».

« Le danger avec les champs électromagnétiques, comme avec l’amiante, est que le risque est sous-estimé. Or, ce risque pourrait croître de façon exponentielle et durer plusieurs années. » Pour l’association Robin des toits, qui milite pour une réduction drastique du niveau d’exposition des Français aux ondes électromagnétiques, ce rapport « fragilise la position de déni des opérateurs et de l’Etat qui ont tendance à nier les risques ». « Il n’y a pas plus impartial qu’un assureur, estime Etienne Cendrier, de Robin des toits. Dès les années 1920, des sociétés d’assurance américaines et britanniques avaient refusé de couvrir les risques éventuels liés à l’utilisation de l’amiante. Aujourd’hui, c’est bis repetita avec le portable. »

Selon la Fédération française des sociétés d’assurances, il reste impossible d’apprécier aujourd’hui l’impact sanitaire du téléphone mobile. « Les ondes électromagnétiques relèvent plus pour l’heure d’une menace ou d’une préoccupation que d’un véritable risque chiffrable en termes d’assurances, estime Stéphane Pénet, de la FFSA. Nous n’avons pas assez de recul, de données historiques ni de consensus scientifique, pour évaluer le danger encouru. On ne peut donc pas assurer un risque qu’on ne connaît pas. »

L’Association française des opérateurs mobiles (Afom) déclare, à la lecture du rapport de la Lloyd’s, « très improbable que des assureurs soient un jour poursuivis » par des victimes d’ondes électromagnétiques. « Le rapport rappelle bien qu’il n’existe aucune preuve aujourd’hui d’un lien entre l’exposition aux ondes et des pathologies. Et contrairement aux procès liés à l’amiante, la Lloyd’s estime qu’il sera très compliqué d’établir clairement ce lien et d’exiger en retour des compensations en cas de procès. »

Dans son rapport, la Lloyd’s rappelle que « la majorité des études épidémiologiques montre qu’il n’y a pas de risque croissant de cancer du cerveau ». Mais elle ajoute que, « face à la lente émergence d’impacts sanitaires », l’Organisation mondiale de la santé et l’Union européenne recommandent d’imposer des limites d’exposition du public aux ondes électromagnétiques.

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